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Something, Nothing, Anything
전시장소 : 라 트로와지엠므 포르트 블루 (La 3ème Porte Bleue)
전시일 : 2010년 4월 21일 부터 29일 까지 (전시: 13시부터 20시까지)
Contact :snaexposition2009@gmail.com
Tel : (0033)6 28 27 34 48
안느 기욤, 베르트랑 플란, 이반 아르고트, 쟝-브노와 랄레망, 니콜라 포레, 폴린 바스타, 연규석, 블라드&알리나 튀르코
예술에 있어 장치와 과정이 (해프닝, 개념예술, 설치, 퍼포먼스…)미학적 경험을 대신한 이후 예술은 예술과 평범성에 대한 의문을 제기하는 전설적 일화들을 수없이 만들어 왔다. 예를 들어 1964년 뉴욕 Stable 갤러리에 전시된 워홀의 « Brillo »상자는 왜 평범한 상품을 모방한 실크스크린작품이 예술인가에 관해 철학적 분석을 요구하였다. 19세기 말까지의 순수 미술의 전통 그리고 18세기부터 공공장소라는 개념과 동시에 나타난 미학적 규범(norme esthétique), 이것들에 반(反)하는 이러한 예술의 비규칙성(transgression)은 흔히 ‘사물 체제의 종말’ (la fin du régime d’objet )(1)과 대중매체 사회에서 예술품이 소비를 위해 증식되고 규격화 그리고 제도화 되는 예술의 환경에서 기인하는 하는 듯하다(2).
현대 예술가들에게 무한한 자유를 선사했던 아방가르드의 파괴적 예술행위, 그리고 포스트모던 사회에서 예술과 문화의 상업화는 결국 오늘날 프랑스 예술계를 커다란 논쟁적 상황으로 이끌어 왔다. 프랑스의 비평가 티에리 드 뒤브는 80년대에 ‘다원주의적’ 작품으로 해석되는 레디메이드의 예술적 가치를 평가하는 데에 있어 오늘날 예술에 기준이나 규범 그리고 규칙 따위가 없음을 일찍이 시사한 반면, 예술이 자본주의 시장에 의해 절충주의 속으로 전복해가는 것을 지적하였고, 나아가 이러한 자본주의의 보편화 속에서 예술의 민주주의적 자유는 결국 환상이며 상대적이라는 것을 폭로하였다(3). 이러한 상황에서 예술은 더이상 일반인들을 위해 열려 있지 않은 듯 보인다. 이는 차라리 예술의 초월적 가치를 믿게 하고 이를 통해 이득을 보는 장사꾼들 그리고 예술가들의 상업적 이익을 위해 존재하지 않는가? 프랑스 예술계에서는80년대 말부터 장 필립 도멕, 장 클레어, 마크 퓨마로리, 장 보드리야르 같은 지식인들을 중심으로 동 시대예술(contemporary art)에 반대하는 수없이 많은 일어났다. 이브 미쇼는 1997년에 출판된 자신의 저서 « 동 시대예술의 위기 » (la crise de l’art contemporain) 에서 동 시대예술을 강력히 거부하는 표현을 담은 목록을 제시하였다 : “동 시대예술은 무가치하며 공식적(公式的)이고 남을 속이며 말라버린 역사를 증인 한다... ”(4) . 같은 해에 프랑스 사회학자 나탈리 아인닉은 동 시대예술 작품에 관한 관객들의 부정적인 반응을 연구한 저서를 발표한다(5). 동 시대예술은 정치와 경제적 이득에 관심을 두는 반면 일반인들이 기다리는 미학적 관심을 져버림으로 결국 대중들에게 실망만 안겨줄 뿐이다. 이 모든 문제는 현대미술과 동 시대예술을 현대 민주주의의 유토피적 시각으로 지원하는 프랑스의 문화정치 환경과 깊은 관련이 있다. 프랑스 국민은 프랑스 문화정치의 핵심인 ‘사회적 시멘트’ (ciment social)정책을 통해 칸트가 주창한 보편적 감성, 즉 미학적 보편성을 건설할 수 있을 것이라 믿어왔다. 하지만, 이러한 정치의 이상적 논리는 오늘날 세계화와 자유무역논리 앞에서 붕괴하여버리고 만다.
결국,대부분의 사람이 동 시대예술에 관해 무관심할 때 극소수만이 이를 지지한다. 예술전문가들조차도 논쟁을 통해 서로 공격하고 때론 자신과 뜻을 같이하는 사람들과 함께 자신의 의견을 합리화시키고자 한다. 오늘날 이처럼 칸트가 주창한 보편적 합의(conssensus)는 결국 예술세계의 실제적 불합의 (不 合意, dissensus)앞에서 하나의 전설이 되어버린다.
이번 전시 « Something, nothing and anything »은 이러한 논쟁적 결과를 바탕으로 이루어진다. 어쨎든 동 시대예술은 전시된 작품들에 던져지는 관객들의 판단을 위한 공동의 장(場, espace public) 이다. 이브 미쇼가 말한 것처럼 “모든 사람들은 자신의 경험을 보편화할 수 있는 성격을 가지고 있지만 합의가 있지 않은 한 아무도 타인을 자신의 (주관대로)설득할 수 없다.”(6). 예술에 있어 ‘문외한’이든 ‘전문가’이든 어떠한 판단도 타인의 그것에 비해 우월할 수는 없다. 이러한 다원주의적 입장에서 그 누구도 자신의 입맛을 타인에게 부과할 수는 없다. 왜냐하면, 모든 사람들은 자신만의 고유한 미학적 견해를 가지고 있기 때문이다.
이번 전시에서 소개될 작품/사물들은 보는 이의 판단에 그 가치를 둔다. 여기에 소개되는 작품 대부분은 예술과 그 감상에 관해 날카로운 통찰력을 지닌 프랑스에서 활동하는 젊은 작가들에 의해 이번 전시를 위해 특별히 제작되었다. 작가 안느 기욤은 자신의 작품 제작 과정에서 남은 재료를 그대로 전시함으로서 예술성과 물질성간의 경계에 대해 의문을 던진다. 작가 베르트랑 플란은 일상에서 흔히 찾아볼 수 있는 물건들로 제작된 작품 « Balai »를 전시한다. 작가 이반 아르고트는 갤러리에서 일어나는 코믹한 사건을 비디오 편집 기술로 연출한다. 작가 쟝 브노와 랄레망은 동 시대예술에 관한 개념을 자신의 작품 « Encyclopedia of Contemprary Art in the World »을 통해 국제적인 시각으로 고찰한다. 작가 니콜라 포레는 자신의 작품 « Geometric Foam »에 관해 그 예술적 질과 가치를 작가 스스로 질문한다. 작가 폴린 바스타는 일상의 평범함을 자신만의 독특한 언어로 예술로 승화시킨다. 작가 연규석은 파리의 오래된 유적에서 떨어져 나온 파편을 그대로 작품으로 전시한다. 커플작가 블라드 알리나 튀르코는 50유로짜리 지폐를 전시 그리고 판매함으로서 예술작품의 시장 가치에 관해 질문을 던진다.
이처럼 이번 전시에 소개될 작품들은 평범함, 무익함, 무의미, 단순성, 엉뚱함, 모순성, 우수꽝스러움을 나열한다. 이 전시는 결국 전시된 작품들에 관심을 두기보다는 이 작품들의 모호한 예술적 가치를 통해 관객들의 다양한 반응을 불러 일으키고자 한다. 우리의 바램은 이번 전시가 다원적 입장에서 예술에 대해 열려 있는 통로로서의 역할을 하는 것이다. 전시에 참가하는 그 어떤 작가도 자신의 작품이 모든 사람에게 같은 가치를 지닌다고 생각하지 않는다. 우리는 다만 모든 종류의 비평 (krino : ‘선별하다’, ‘선택하다’, ‘선택과 결정을 내린다’. )과 판단(예술/비예술, 작품/쓰레기, 관심/무관심, 초라한/우수한, 아름다운/추한, 선/악…)을 존중하고자 한다. Someting, nothing 아니면 anything, 이러한 결정들은 이번 전시에서 당신이 판단하거나 해석할 것이다. 이제 미학적 경험은 민주주의의 다원성을 통한 우리 스스로의 판단을 계기로 완성되어 질 것이다.
연규석
1. Yves Michaud, l’art à l’état gazeux, essai sur le triomphe de l’esthétique, Paris, Hachette Littératures, 2003, p. 11.
2. Ibid., introduction, p. 9-12.
3. Thierry de Duve, Au nom de l’art, pour une archéologie de la modernité, Paris, Les Editions de Minuit, 1989, chapter Fait n’importe quoi.
4. Yves Michaud, La crise de l’art contemporain, utopie, démocratie et comédie, Paris, presses universitaires de France, 4th edition, 2008 (1st edition : 1997, October), P.
18.
5. Nathalie Heinich, L’art contemporain exposé aux rejets, Paris, Hachette Littératures, 2009. Work published in 1st edition under the direction of Yves Michaud, edition Jacqueline
Chambon, Nîmes, 1997.
6. Yves Michaud, La crise de l’art contemporain, utopie, démocratie et comédie, p. 244.
Porte (2009) ©Courtesy de l’artiste
Répondant aux motivations de l’exposition Something, Nothing, Anything cette installation a pour intérêt d’être quasiment invisible. L’accrochage de cette pièce laisse croire à un oubli. L’apparence trompeuse de ces objets dont l’aspect et la matière ont subi des mutations a pour objectif de mettre à jour l’instabilité du sujet et de révéler la vibration engendrée par le va et viens entre les différents états qui les caractérisent.
Porte est ce qui demeure d’un tout. Initialement, Porte est ce qui reste d’une plaque de contre plaqué 150 x 300cm imprimée d’un motif bois et découpée en son centre en 19 triangles isocèles de 50cm de côté environs. L’intérieur de cette plaque de bois est aujourd’hui une œuvre nommée Protogéode. Cette découpe, par son matériau, son format et sa couleur, s’apparente dans le langage visuel courant à une porte. Adossée contre un mur, Porte, joue avec les apparences tout comme la série des Vrais Faux.
Balai (2008)
Balai et ballon d'hélium ©Courtesy Galerie JTM
« Je vois les choses en termes de connexion. Des connexions avec des univers antagonistes ou décrétés incompatibles. Mon travail n’évoque finalement qu’une méthode de vie. Les résultats directement esthétiques ne m’intéressent pas. Mais le cheminement, oui. Je pense que d’une certaine manière la beauté peut ressortir d'un mécanisme qui fonctionne parfaitement.
Je me suis récemment rendu compte que je fais cela car je suis persuadé qu’il y a une façon d’être, de vivre, de fonctionner, de réfléchir, de percevoir, qui est plus adaptée. À la cohabitation de tout le monde, à la fluidification de tout ce qui se trame. J’ai du mal à le percevoir encore de façon très claire. Ce qui m’empêche de la véhiculer par les mots, c’est justement qu’elle essaie d’échapper à la codification. Je suis sûr que dans 10 ans, 15 ans, 20 ans, il y aura un peu de ça si on veut continuer à fonctionner, à avancer. Un peu de ce que j’essaie de dire, de cette méthode. De croiser les choses, de dédramatiser. Ce que j’essaie de faire n’a rien d’intellectuel. C’est un objet, un produit qui fonctionne. » Propos recueillis par Corentin Hamel, Paris, été 2008
Very good (2010) ©Courtesy de l’artiste
Ivan Argote est un jeune artiste colombien apparu sur la scène artistique française en 2007. Depuis quelques années, il entretient une relation didactique avec l’artiste Pauline
Bastard. Par l’entremise de ce dialogue, il dévoile sa passion pour la vie quotidienne dans de grandes agglomérations. Son travail prend appui sur une observation très attentive des relations
humaines, à travers des gestes et des contacts sociaux qu’il considère comme une « matière première » pour sa création. Il utilise des dispositifs de mise en scène engendrant des situations
diverses dans des espaces publics. L’oeuvre intitulée I just want to give you money suscite une réaction immédiate de la part des usagers du métro qui sont confrontés à une situation
inattendue : au lieu de demander l’aumône, Ivan offre aux passagers une pièce de monnaie, mais personne ne s’en saisit par peur de ce qui va se produire. Quant à l’œuvre intitulée
Birthday, l’artiste demande aux passagers d’un ascenseur de lui chanter une chanson d’anniversaire. Le travail d’Ivan Argote se caractérise donc par cette ambiguïté relative de l’échange
et du jeu dans l’espace urbain, amorçant une réflexion sur les rapports humains dans la société contemporaine.
Pour l’exposition Something, Nothing, Anything, l’artiste dévoilera quelques nouvelles pièces : l'objet intitulé Very good est un ‘V’, un signe d'approbation comme
ceux que l'on marque sur les formulaires. Cet icône, issue d’un signe graphique, prend du volume et crée ainsi un rapport d’étrangeté avec l’environnement et les choses qui l'entourent. Pose-t-il
un jugement sur le monde qui le regarde ou se juge-t-il lui-même? L’autre pièce intitulée Bound to change (Voué à changer) est une vidéo dans laquelle on voit l'artiste changer
l'accrochage de quelques galeries d'art contemporain. Ces deux pièces proposent un questionnement autour de la vie des œuvres d'art à l'intérieur d'un espace d'exposition.
Encyclopedia of contemporary art in the world using www.google.com/language tools (2010), impression sur papier ©Courtesy de l’artiste
Ce livre d’artiste s’apparentant à une encyclopédie, rend compte de la représentation internationale de l’art contemporain sur internet.
Le site www.google.com/language_tools répertorie tous les domaines pour lesquels Google propose une version locale de son site (par exemple“.fr” pour la France, “.ge” pour l’Allemagne) ainsi que des versions personnalisées par langue. La possibilité de traduire des mots dans de nombreuses langues y est aussi offerte. C’est à partir de cet outil qu’a été conçu ce volume.
L’expression “contemporary art” a été traduite dans chaque langue officielle, puis écrite dans le domaine du pays lui correspondant pour y faire une recherche par image. Seules les 9 premières images fournies ont été retenues.
Cet outil a ainsi permis de faire une recherche sur 97 pays (ou domaine local) et 6 langues sans domaines affiliées. Au total, ce sont 912 images portant sur une recherche de 59.699.888 entrées qui sont reproduites dans cet ouvrage.
Archivées pays par pays, dans l’ordre proposé par Google et à la manière des planches d’illustration de l’Encyclopédie de Diderot, ces images sans légende, livrées au caractère systématique de cette organisation, ne sont plus que le reflet d’elles-mêmes. En les confrontant, l’évidence d’une occidentalisation de la conception d’ « art contemporain » se dégage. Le lecteur s’apercevra aussi de la prégnance de certaines représentations : institutions muséales dédiées à l’art contemporain et arts qualifiés de traditionnels dans les pays non occidentaux. La pauvreté du papier sur lequel ce livre est imprimé en fait un objet de consommation immédiat en rupture avec le statut intemporel et figé de l’Encyclopédie. Ainsi, le support est en relation directe avec cette profusion d’image que fournit le web, où seul un principe d’archivage permet d’y retenir des informations plus générales.
Il s’agit ici du premier volume, d’autres seront réalisés dans les années à venir et permettront ainsi d’élargir l’étude dans le temps.
Geometric Foam (2010) ©Courtesy de l’artiste ©Courtesy de l’artiste
Il s’agit d’une sculpture composée de 137 bombes de mousse polyuréthane assemblées les unes aux autres par une sangle de couleur orange. Ces objets/matériaux que sont les bombes de mousse expansive sont ici utilisés à des fins plastiques pour ce qu’ils sont - des cylindres de métal brillant nettoyés de leurs étiquettes commerciales - et non pour ce qu’ils contiennent. Bien sûr, leur contenant active leur mémoire : une mousse polyuréthane employée pour le bricolage et bien souvent dans la construction sculpturale. Par cette dialectique des questions propres à la sculpture sont mises en jeux : forme/informe, intérieur/extérieur, surface/volume… L’agglomérat de cette multitude de cylindres dessine un hexagone, une structure alvéolaire, entre nid d‘abeilles et stockage de munitions (le nom de l’objet n‘étant pas pour rien dans cette allusion).
Comme pour d’autres projets tel Yaourt Light, l’emploie d’objets à «faible valeur ajoutée» m’intéresse pour leur faible qualité plastique mais aussi -justement- par la dimension de sublimation (transformation) implicite à leur multiplication.
Fontaines, pompes à eau, déchets et eau, 2009 ©Courtesy de l’artiste
« Réalisées à partir de déchets dépourvus de valeur aux yeux de la société de consommation, ces petites sculptures se déplacent, tournent ou lancent de l’eau et viennent discrètement investir notre espace. Seuls les moteurs cachés diffusent un son mécanique et monotone qui renforce la timide présence de ces objets ordinaires, qui endossent alors un rôle aussi nouveau que surprenant. » Commentaire sur l’œuvre Fontaines écrit par Sári Stenczer à l’occasion de 54e salon de Montrouge
Le travail de Pauline Bastard a quelque chose de magique: il consiste à transformer notre environnement quotidien en art. Ses œuvres présentées depuis quelques années dans des galeries et des centres d’art témoignent d’une réflexion pertinente sur la matérialité de l’objet ; l’artiste utilise des rebuts quotidiens, des outils technologiques obsolètes, des images et des vidéos récupérés sur internet, autant de choses et de données disponibles qu'elle réorchestre dans des saynètes et des mini fictions. Elle joue sans cesse avec les codes de l'esthétique, notamment avec ses Fontaines (2008) faites de déchets à travers lesquelles elle pose la question de la beauté et de la laideur. Dans Sunset, elle interroge la frontière entre le vrai et le faux en inventant un malicieux trucage avec un sac plastique. Enfin, ses Golden trashes, déchets sur lesquels elle applique une feuille d'or, par exemple autour d'un vulgaire chewing-gum mâché, choquent la notion de valeur. Au final, on ne sait plus si ces mises en scène anoblissent les rebuts ou si inversement, elles contribuent à les ridiculiser. Les œuvres de Pauline Bastard s’affairent à démonter en douceur les échelles de valeurs implicites de l'art contemporain. Le tout avec trois bouts de ficelle, deux sacs plastiques et un papier de Kinder. Un peu « David face à Goliath » et un peu « Mac Guyver », elle élabore soigneusement des pièces qui réaniment objets et matériaux morts grâce à leur simplicité et à leur efficacité plastique.
Louvre-Original I.1/4, 2010, 20x24cm ©Courtesy de l’artiste
Le travail de Yeon Gyu-seok est une tentative artistique visant à réintroduire la notion d’authenticité dans l’art en observant le rapport qu’entretiennent tourisme et découverte culturelle. L’artiste expose des morceaux de monuments historiques en tant qu’œuvre autonome et unique. Pour l’exposition Something, Nothing, Anything, Yeon Gyu-seok présentera pour la première fois la série intitulée Louvre-Original. Cette série composée de quatre pièces a été réalisée à partir des morceaux du Musée du Louvre abandonnés pendant les travaux de rénovation du département des Arts de l’Islam en 2009. L’artiste a récupéré des fragments du bâtiment avec l’intention de les valoriser à travers sa démarche artistique.
Le Musée du Louvre, patrimoine emblématique des arts classiques, devenu aujourd’hui un espace de culte pour les touristes, est ainsi considérée comme une véritable œuvre «auratique», au sens où aurait pu l’entendre Walter Benjamin.
50euros TTC, billet de 50euro encadré, vendu à 50euros, 20x30cm ©Courtesy de l’artiste
S’intéressant au système et au code social du monde de l’art, le couple d’artistes Vlad et Alina Turco présente depuis quelques années des œuvres surprenantes remplies d’humours et d’ironies. L’enjeu principal du travail de ces artistes s’articule autour du processus de réception de l’œuvre, dans lequel le public prend une part importante, en vertu de ses réactions diverses.
L’œuvre intitulée 50euros TTC représente bien l’esprit artistique de Vlad et Alina Turco. Il s’agit en effet d’un vrai billet de 50euros destiné à la vente dans une exposition (le prix de l’œuvre est fixé à 50 euros, soit la valeur du billet). Le but de cette œuvre est de réussir à piéger le public tout en provoquant un sentiment de vide et d’insignifiance. Cette œuvre soulève finalement la question de valeur de l’objet d’art souvent surestimée dans la spéculation du marché économique.